Prendre soin de sa famille, entretenir une vie sociale riche, mener une carrière épanouissante, manger sainement (lire : manger des repas diversifiés, bons pour la ligne, inoffensifs pour la planète… avec l’accord mets-vin parfait), se tenir en forme, gérer son argent comme une pro, cultiver son intelligence, avoir une maison propre qui parait tout droit sortie d’un tableau Pinterest, découvrir le Monde, avoir une garde-robe qui nous ressemble (mais qui n’a pas coûté une fortune parce qu’il faut savoir gérer son argent, on se rappelle), se faire aimer de la belle-famille… Pas facile d’être une femme de nos jours. Surtout quand tu veux TOUT.

J’ai longtemps cherché ma place dans le monde professionnel. Je savais que je voulais faire de grandes choses, mais quoi? Travailler dans une grande entreprise ne me convenait plus. Fascinée par le monde de l’entrepreneuriat, je ressentais moi aussi le besoin de bâtir quelque chose de concret qui me motiverait à me rendre au boulot chaque matin.

Lors d’un voyage à New York, une amie m’a fait découvrir le concept de Cook it, une entreprise allemande qui offrait 5 repas par semaine à ses clients. Un service de rêve pour tous ceux qui, comme moi, adorent recevoir leurs amis à souper sans être de grands chefs! Ce genre de soirée demande beaucoup de temps et d’énergie : choisir les recettes, faire la liste d’épicerie, courir le rallye boucherie-poissonnerie-fruiterie… Cook it facilitait ce long processus en fournissant tout le nécessaire à la préparation des repas.

J’ai eu le déclic instantanément. Je devais présenter ce concept aux Québécois.

J’ai pris congé de mon emploi bien syndiqué, bien payé chez Gaz Métro pour travailler nuit et jour sur ce qui allait éventuellement devenir Cook it.

6 semaines plus tard, je retournais chez Gaz Métro. J’ai eu peur! J’avais un plan d’affaires, une vision claire de l’entreprise que je voulais lancer mais il me manquait les sous et l’expérience. Mon entourage ne comptait aucun entrepreneur et je ne savais pas vers qui me tourner : je manquais de ressources. Si j’avais su à ce moment-là que la communauté startup de Montréal était si active et généreuse, les choses auraient peut-être été différentes.

Deux mois plus tard, célibataire et déterminée à rencontrer le prince charmant, j’installe sur mon téléphone la nouvelle application dont tout le monde parle : Tinder. Après quelques swipe vers la gauche, je tombe sur celui qui allait bientôt devenir le père de mon fils, mon associé et mon amoureux. C’est le coup de foudre virtuel instantané. Notre première rencontre fut magique. Après m’avoir écoutée parler de Cook it pendant une heure, il finit par me dire «si tu cherches un investisseur, je suis prêt à investir». Il était bien loin de se douter que cette toute petite phrase allait avoir un si grand impact sur sa vie, nos vies.

Nous avons finalement lancé Cook it en juillet 2014. Le concept est simple : nos abonnés reçoivent chaque semaine une boîte contenant tous les ingrédients frais et pré-portionnés nécessaires à la préparation des recettes qu’ils ont préalablement sélectionnées. Les recettes sont simples, faciles et surtout, rapides à réaliser. Nous voulions faciliter la vie des parents pressés en leur faisant économiser du temps. Parce qu’on le sait, le temps est si précieux dans nos vies d’adultes!

Au début, nous ne livrions que quelques boîtes par semaine. C’était quand même vraiment un défi. Mon meilleur ami, mon chum et moi, nous nous occupions de presque tout : la confection des menus, le choix des ingrédients, la livraison, le site web, les médias sociaux, les subventions, la comptabilité, les relations de presse… C’était satisfaisant de voir mon bébé grandir, mais c’était aussi extrêmement demandant.

Quelques mois après le lancement officiel de Cook it, surprise! Notre famille allait s’agrandir. J’étais déjà une «presque maman», avec la garde partagée des deux princesses de Pat. J’allais maintenant devenir la «vraie de vraie maman» de mon petit bébé à moi, Antoine.

Nous avons présenté Cook It à l’émission Dans l’oeil du dragon alors que j’étais enceinte de 4 mois. En magasinant une robe pour l’occasion, je n’avais qu’un critère : qu’elle soit assez ample pour cacher mon ventre. J’avais peur de ne pas être prise au sérieux par les investisseurs s’ils savaient que j’étais enceinte; je devais prouver mon implication totale dans le projet pour obtenir le financement souhaité. Et des mamans, dans la communauté des startups, il n’y en a pas des tonnes. (Mais vous savez quoi? J’aurais dû le montrer, parce qu’être maman et avoir une business, ça se fait!)

La diffusion de l’émission fut un succès: 4 offres des dragons et des cotes d’écoute atteignant le million. C’était une occasion de visibilité en or. Le soir de l’émission, notre site web a explosé et notre nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux a connu une montée fulgurante.

Avec la croissance rapide de l’entreprise, il a fallu prendre un peu de recul afin d’analyser notre place dans le marché. Pour continuer à satisfaire notre clientèle, il était primordial d’évaluer ses besoins et d’adapter notre offre en conséquence.

Nous nous sommes alors rendus compte que les familles étaient au coeur de notre clientèle et que, la grande majorité du temps, c’était la maman qui choisissait de s’abonner à Cook it. Les mamans Cook It, ce sont des mamans comme moi : des femmes de carrière qui sont toujours en train de courir entre la garderie, le boulot et l’épicerie. En tant que #momtrepreneur, Cook It me sauve la vie à moi aussi! Chaque semaine, je reçois ma boîte à la maison. Les filles m’aident à ranger les ingrédients et nous cuisinons ensemble. Elles adorent participer! Antoine, le p’tit dernier, est encore un peu jeune pour mettre la main à la pâte, mais ça ne saurait tarder…

Posted by:admin-cookit

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